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Travaux de sécurisation de la route forestière du Haut Mafate à Salazie

Aménagement
22 septembre 2020

LUTTE CONTRE L’ÉROSION RÉGRESSIVE

Au titre du Fonds d’Investissement Routes et Transport (FIRT), la Région assure la maîtrise d’ouvrage des investissements sur les pistes et les routes qui desservent les massifs forestiers de La Réunion. Objectifs : fluidifier la fréquentation touristique afin de protéger les sites écologiquement fragiles et sécuriser les accès aux massifs forestiers qui nécessitent des travaux de confortement ou de réfection lourde.

L’Office National des Forêts (ONF) propose régulièrement à la Région des opérations d’investissement qu’il estime souhaitable de réaliser sur les routes forestières. Cette dernière détermine ensuite le programme financé au titre du FIRT et assure la maîtrise d’ouvrage des opérations retenues.

L’érosion régressive au niveau de la ravine des Merles menaçait l’assise de la route. L’observation de phénomènes similaires sur d’autres secteurs comparables de Grand Îlet ont montré des reculs importants du terrain après le passage d’un épisode cyclonique. L’aménagement de ce site apparaissait donc urgent.

Le projet porte sur la sécurisation du tronçon de route menacé par cette érosion, sur une longueur de 20 mètres environ : lutte contre l’érosion par la mise en place de seuils de correction torrentielle et d’un soutènement de piste en gabions, re-végétalisation du terrain par la mise en place de banquettes en goyavier tressé et plantées d’essences endémiques et indigènes, réparation des ouvrages existants.

La route forestière du Haut Mafate, sur son tronçon Petit Col – Col des Bœufs, permet l’accès pédestre et véhiculé au col des Bœufs, principal point d’entrée au cirque de Mafate. Les écocompteurs mis en place sur cet accès enregistrent plus de 150 000 passages de randonneurs par an, alors que le maintien d’un accès véhiculé profite aux besoins des services forestiers pour la gestion des massifs, mais aussi des secours et des livraisons de matériel et de colis sur la DZ du Col des Bœufs à destination des Mafatais.


LES TRAVAUX DE LUTTE CONTRE L’ÉROSION
RÉGRESSIVE SUR LA ROUTE DU HAUT MAFATE

Plusieurs étapes ont été nécessaires pour la réalisation du chantier :
➜ Des levés topographiques de la zone pour asseoir précisemment le projet
➜ Des études de maîtrise d’oeuvre (projet)
➜ La réalisation de seuils de correction torrentielle en gabions.
➜ La réalisation de banquettes en fascines plantées permettant la stabilisation du versant érodé
➜ La réparation des seuils en gabion existants
➜ La reconstruction d’un soutènement de route sur ce tronçon.

Des levés topographiques ont été nécessaires afin de dresser un état avant le démarrage des travaux et pour les calculs de dimensionnement des ouvrages lors des études d’exécution. Ces données topographiques ont été acquises par photogrammétrie à partir de prise de vue drone, couplée à des levés de terrain. Un plan topographique, un modèle numérique de terrain et des profils en long et en travers de la ravine ont été produits par le bureau d’étude GEOLAB.
L’implantation, la hauteur et le volume des ouvrages de correction torrentielle à construire ont été définis à partir des profils topographiques en long et en travers de la ravine. Pour retrouver la pente d’équilibre de la ravine et réduire ainsi le phénomène érosion, il est nécessaire de construire des paliers constitués par des seuils d’une certaine hauteur définie par calcul à partir de la pente en long. Les profils en travers ont permis de définir la géométrie des ouvrages (forme de la cuvette et largeur).
Les études d’exécution ont ainsi permis de préciser le volume de gabions à mettre en œuvre qui s’élève à 220 m3 environ. Le projet ayant été chiffré sur la base prévisionnelle de 119 m3 avant mise à disposition des données topographiques. L’accotement de la route forestière au droit de la ravine des Merles ayant subi de l’érosion régressive, un mur de soutènement soutenu par une semelle anti-affouillement, ainsi que d’un parapet destiné à sécuriser le public, ont été construits. Le chantier de construction de ce mur de soutènement a été réalisé la deuxième quinzaine d’août 2019 en période de faible affluence touristique.

Les ouvrages ont été accomplis en grande partie sans moyens mécaniques compte tenu des difficultés d’accès. Les travaux ont été réalisés par des entreprises pour les lignes de vie, le soutènement en mur moellons et la livraison des pierres.
L’ONF, outre les études et la maîtrise d’œuvre, a pour sa part, réalisé les réparations/adaptations et le premier seuil.


L’ACCUEIL DU PUBLIC EN MILIEU NATUREL,
UN RÔLE AU CŒUR DE LA SOCIÉTÉ POUR L’ONF

Le milieu naturel géré par l’ONF, véritable poumon vert de l’île, est un espace où la population réunionnaise, de plus en plus citadine, aime à se retrouver pour le loisir et la détente. C’est également un lieu à fort enjeu pour le tourisme. L’accueil dans le milieu naturel doit donc à la fois satisfaire les attentes d’un public varié et favoriser le développement d’activités économiques.

Organiser l’accueil du public en forêt suppose de tenir compte de paramètres complexes et variés, comme la sensibilité écologique des milieux naturels concernés, la capacité de ces milieux à supporter un niveau d’accueil déterminé et variable selon les natures des activités envisagées, ou encore la problématique des risques naturels, très présents à La Réunion.

Ces critères s’appliquent, qu’il s’agisse des mesures des pouvoirs publics pour satisfaire les besoins en loisirs de la population, ou des offres de service envisagées par les acteurs privés.

L’ONF s’emploie à prendre des initiatives et à apporter des solutions qui tiennent compte de ces enjeux à la fois environnementaux, économiques et sociaux.

Les infrastructures en milieu naturel, soutenues par les pouvoirs publics : État, Région, Département, communes et leurs intercommunalités, l’Europe, sont nombreuses et variées à La Réunion. L’ONF accompagne depuis de longues années ses partenaires, sous forme d’études préalables à la réalisation des équipements, de la réalisation des travaux ou encore de l’entretien.


PANORAMA DES FORÊTS RÉGIONALES

Des travaux sont menés sur les trois forêts les plus importantes avec des équipes d’insertion axés essentiellement sur la préservation des milieux et l’entretien des sentiers et aires d’accueil. Ces équipes sollicitent souvent l’appui technique de l’ONF pour connaître les opportunités de travaux utiles à réaliser (surtout sur Sainte-Marie et Tévelave).

Sur Jacques Payet, des travaux de maîtrise du camphrier ont permis de faire émerger un couvert de bois de couleur (travaux encadrés par l’ONF dans les années 2000 sur financement Région). Sur cette même période, des travaux de cicatrisation (résorption de poches d’exotiques dans des milieux bien conservés) ont été faits à Sainte-Marie. De nouvelles opérations de valorisation patrimoniales et environnementales pourraient être envisagées, en partenariat avec les équipes d’insertion.

L’aménagement forestier est le document de gestion durable qui dresse le bilan et prévoit les actions à mener sur une forêt pour les 10 à 20 prochaines années.

La forêt de Sainte-Marie a été aménagée en 2013. Les aménagements des forêts de Jacques Payet et du Tévelave sont échus depuis 2015. La forêt de Mare Longue, acquise récemment n’a pas encore été aménagée, dans l’attente de l’approbation de l’aménagement de la forêt de Sainte Marie. Le Conseil Régional a acquis ces forêts en 1988 et les années suivantes, dans le cadre de sa politique environnementale.

Forêt de Sainte Marie (ou Moka Fontaine) :
anciens terrains privés épargnés du défrichement présentant une forte valeur patrimoniale écologique (milieux et espèces rares) et un intérêt pour l’accueil du public (Pique-nique et départ des sentiers emblématiques de La Plaine des Fougères).

Forêt Jacques Payet (ou de la Crète) :
des reboisements en camphrier ont été réalisés de 1988 à 2000 avec plus ou moins de réussite sur 119 ha. Du fait du manque d’accès et de débouchés pour les bois, leur avenir de production est limité. Des milieux naturels peu perturbés restent sur 58 ha avec une forte valeur écologique. Plusieurs sentiers parcourent la forêt dont le GR2. On note la présence d’un kiosque et un intérêt d’accueil local très apprécié des riverains.

Forêt du Tévelave :
plus envahie que les autres milieux naturels des forêts régionales, inaccessible pour l’accueil et sans objet pour la production, cette forêt revêt moins d’enjeu que les autres forêts régionales

PHOTOS
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