Oui à la continuité des personnes, des biens et des marchandises

29 avril 2019

La population réunionnaise traverse le passé et transcende l’histoire depuis 300 ans environ, tourné vers un avenir qui se doit de reposer sur des piliers solides et durables. 300 ans d’histoire et nos recherches ne font que commencer. Nous sommes fiers de nos historiens péi qui ont tant contribué et qui contribuent sans relâche à la reconnaissance pleine et entière de tout ce qui forge notre identité réunionnaise. Chacun apporte sa pierre, qu’il s’agisse de Sudel FUMA bien sûr, de Prosper EVE, Daniel VAXELAIRE, Mario SERVIABLE et de tant d’autres encore de la communauté universitaire ou de la société civile. A l’heure où nous écrivons ces quelques lignes, nos pensées se tournent tout particulièrement vers notre regretté Michel LATCHOUMANIN, dont nous saluons l’œuvre commencée et toujours inachevée…

Notre île de La Réunion n’est pas comme les autres îles ou territoires de France métropolitaine. Nous sommes une île-Monde au savoir-vivre à la fois précieux et fragile. Il est de la responsabilité de tous les Réunionnais sans exception, de préserver et de promouvoir notre identité partout où il est possible de le faire, de s’en donner les moyens et de le réaliser ensemble pour que la société dans laquelle nous vivons nous ressemble. Que nous soyons de La Réunion, de Paris ou d’ailleurs, nous sommes tous Français malgré nos différences. Parce que nous partageons depuis des siècles une même croyance, des combats acharnés, sans concession, pour défendre des valeurs universelles qui nous transcendent : EGALITE, LIBERTE. C’est bien cela qui fait la France et c’est bien cela qui fait de nous, Réunionnais, des Français et des Européens à part entière. L’histoire des peuples et des civili-sations s’est toujours construite autour de valeurs fortes, d’un destin collectif consenti, pleinement assumé par une souveraineté nationale. Sans de tels repères fondamentaux, le fonctionnement de notre démocratie risque de perdre son équilibre et sa direction. Combien de crises successives la France et La Réunion ont-elles connu depuis plus de 30 ans ? Combien de promesses électoralistes et d’études pour améliorer le quotidien des Réu-nionnais sont encore enfermées dans les tiroirs de nos administrations ? Combien de projets attendent encore leur premier coup de pioche ?

Le sens de l’histoire réunionnaise doit s’inscrire dans une démarche d’émancipation résolument tournée vers l’avenir. Parce que nous gardons encore en mémoire les stigmates du passé, nous aspirons à une liberté aussi équivalente que celle qui existe en France métropolitaine. Et cette liberté passe d’abord par pouvoir circuler en toute sécurité à la fois dans toute l’île et dans tout l’Hexagone. C’est pour cette raison-là que dès 2010, la Région Réunion a tout mis en œuvre pour mettre sur les rails les bons de continuité territoriale et accélérer le chantier de la Nouvelle Route du Littoral. C’est vrai que n’importe quel chantier de cette envergure peut prendre un certain retard, mais à cause de qui ? Qui s’acharne à lancer procédure sur procédure contre une route qui était restée à l’état de projet depuis des décennies ? Combien de décennies les Réunionnais ont-ils attendu pour voler de leurs propres ailes sous les couleurs d’une compagnie régionale ? Il n’y a ni dispositif ni chantier parfait, cela n’existe pas. Du côté de la Région Réunion, nous n’avons certainement pas à rougir de notre action, bien au contraire, nous en sommes particulièrement fiers, parce que notre action s’inscrit dans le sens d’une histoire d’émancipation réunionnaise en rupture avec ce lourd passé pour vivre aujourd’hui le présent et construire le futur ensemble. C’est cette même démarche qui nous anime au sein de la majorité régionale dans ses combats en faveur de plus de démocratie locale et de pouvoir d’achat des Réunionnais.