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Une démarche environnementale engagée

Environnement Grand chantier Transport
31 mai 2018

Afin d’assurer la qualité environnementale du site concerné par l’aménagement de la Nouvelle Route du littoral, la Région Réunion s’est engagée à développer un projet respectueux de l’environnement, aussi bien dans sa conception que dans sa réalisation. 80 M€ y sont consacrés. Près de 150 mesures développées.

Outre l’aspect sécurité inhérent au chantier de la NRL et la croissance économique locale générée par la commande publique, les travaux de la NRL (phase étude et phase chantier) prévoient une enveloppe de 80 M€ (5% du montant total du projet) pour préserver son environnement particulier. Des actions concrètes sont mises en œuvre depuis le début du chantier, notamment dans le domaine de la protection de la faune et la flore subaquatiques.
La première étape de cette démarche a été de caractériser et de localiser précisément les enjeux environnementaux du projet. Dans ce cadre, la Région Réunion a fait appel à de nombreux experts locaux, nationaux et même internationaux dans le domaine environnemental pour mener à bien des investigations.


150 MESURES ENVIRONNEMENTALES

Sur le milieu marin, les principaux enjeux identifiés concernent les mammifères marins, avec la présence de deux espèces assidues dans la zone : le Grand Dauphin de l’Indo-Pacifique et la Baleine à bosse, présente pour sa part uniquement pendant l’hiver austral.
L’enjeu environnemental dans les milieux terrestres est surtout marqué par la présence de végétations et de flore extrêmement rares à l’échelle de La Réunion, que ce soit sur la falaise ou sur le massif de la Montagne, que le projet n’impacte pas. Les oiseaux marins, dont plusieurs espèces nichent sur la falaise et s’alimentent en mer, représentent également un enjeu fort vis-à-vis du projet.
En terme de prise en compte des effets du dérèglement climatique, l’opération s’est basée sur les hypothèses actuellement émises par le GIEC1 et l’ONERC2 pour la remontée du niveau des océans. L’ouvrage de la NRL est ainsi dimensionné pour résister à des houles cycloniques centennales contrairement à la route actuelle.

150 mesures qui s’articulent selon trois axes :
➜ des objectifs de résultat imposés aux entreprises de travaux (ex : seuil acoustique à ne pas dépasser à 750m du chantier), associés à un système de pénalités environnementales en cas de non-respect ;
➜ des obligations de moyens, à la charge des entreprises pour ré- duire les impacts ;
➜ des contrôles et suivis pour mesurer l’efficacité des mesures et s’assurer de la minimisation des impacts sur les composantes environnementales les plus sensibles.



1 - GIEC : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, organisme intergouvernemental, ouvert à tous les pays membres de l’ONU.

2 - ONERC : Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique matérialise la volonté du Parlement et du Gouverne- ment français d’intégrer les effets du changement climatique dans les politiques publiques environnementales.





POURQUOI UNE NOUVELLE
ROUTE DU LITTORAL ?


➜ pour mieux garantir LA SÉCURITÉ DES USAGERS face aux risques d’éboulements et de houles cycloniques ;
➜ pour remplacer une infrastructure qui arrive en n de vie et ainsi AMÉLIORER LE NIVEAU DE SÉCURITÉ GLOBAL ;
➜ pour FIABILISER LES TRANSPORTS DE PERSONNES et de marchandises entre le Nord de l’île et les côtes Ouest et Sud, en supprimant les contraintes d’exploitation de la Route du Littoral actuelle (fermetures, basculements) et leurs impacts sur l’économie réunionnaise ;
➜ pour FAVORISER LES TRANSPORTS COLLECTIFS et les modes doux en offrant, dès la mise en service, des couloirs de bus et un espace sécurisé pour les cyclistes.

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