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2015/2018 Bilan mi-mandat - Entretien avec le Président Didier ROBERT

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5 novembre 2018
2015/2018 Bilan mi-mandat
Les 7 piliers de la réussite réunionnaise
Entretien avec le Président Didier ROBERT

" L’action politique exige rigueur et transparence. C’est tout le sens que nous voulons donner à la présentation de ce bilan à mi-mandat, comme un rendez-vous citoyen avec les Réunionnais. "

Vous arrivez aujourd’hui à mi-parcours de votre deuxième mandat en tant que Président de la Région. Les Réunionnais vous ont réélu fin 2015 sur la base des engagements que vous aviez pris devant eux. Pouvez-nous dire où en sont à ce stade les réalisations attendues ?

Au cours des trois dernières années,
nous avons continué, avec l’ensemble
de la nouvelle équipe régionale à avancer
avec le même attachement au respect
des engagements pris. Sur chacun
des sept piliers que nous avons présentés
en 2015 comme étant les grandes
lignes d’orientations de notre action, les
engagements sont tous tenus ou clairement
en voie de concrétisation.

Depuis 2015 ce sont 3,2
milliards d’euros qui ont été
engagés pour La Réunion

Vous avez engagé une modernisation de l’institution. Rigueur, transparence, optimisation ?

Je considère qu’une politique publique
ne peut être évaluée que sur la base de
véritables indicateurs objectifs et transparents.
C’est ce que nous avons mis
en place pour chacun des sept piliers
en permettant désormais à chaque Réunionnais
de s’assurer de la réalisation
de nos engagements par une évaluation
rigoureuse. Plus de transparence, c’est
aussi plus de confiance dans la responsabilité
des gestionnaires publics
.

Il importe, ici, de garantir que les
comptes des collectivités et des établissements
qui y sont rattachés, reflètent
bien la réalité des opérations engagées,
qu’ils sont sincères, qu’ils comportent
tous les engagements pris. C’est la raison
pour laquelle la Région Réunion
s’est portée volontaire pour participer à
l’expérimentation de la certification des
comptes, une expérimentation importante
qui devra évidemment, et au-delà
du volontariat, être généralisée. Au coeur
de cette démarche, il y a aussi l’exemplarité
de l’action publique conduite
par les agents de la collectivité territoriale

 : dans le cadre de l’application
de la loi Sapin II, des mesures spécifiques
avec des programmes de formation
portant sur les droits, obligations et
la déontologie des fonctionnaires, ont
été proposées aux agents, toujours dans
une volonté d’optimisation et de bonne
gestion. Enfin, la question de l’optimisation
des moyens des collectivités territoriales
est évidemment d’une actualité
toute particulière. Dans cette démarche,
j’ai signé le contrat de confiance avec
le Premier ministre. Le choix fait par le
gouvernement de limiter les dépenses
de fonctionnement à 1,2% par an nous
oblige à optimiser chaque euro dépensé
au regard des priorités qui sont les
nôtres. Dans ce contexte budgétaire
contraint et qui nous est imposé, je veux
voir néanmoins une exigence et une
obligation supplémentaires d’efficacité
de notre action commune au service de
l’intérêt général.

Ce renouvellement dans nos
méthodes d’action, la modernisation de notre organisation, ce souci d’une plus grande efficacité n’ont évidemment de sens que parce qu’ils doivent nous permettre de mobiliser tous les moyens à notre disposition en faveur de la création d’emplois.

Cet objectif est crucial, et c’est ce à quoi
nous continuerons à travailler sans relâche
jusqu’en 2021.

Quelles sont les principales réalisations sur le volet économique que vous retenez à cette étape de votre deuxième mandat ?

Parmi les concrétisations que je peux citer : les progrès considérables accomplis en matière d’accompagnement des entreprises réunionnaises.

Parmi les concrétisations que je peux citer
 : les progrès considérables accomplis
en matière d’accompagnement des entreprises
réunionnaises. Les acteurs économiques
restent les premiers moteurs
dans la lutte contre le chômage sur notre
territoire.

Nous les accompagnons de façon renforcée
depuis 2010 au moyen de dispositifs
d’aides directes à l’investissement
et à l’embauche, et au travers des
grands chantiers structurants que nous
avons entrepris au bénéfice de la relance
de la commande publique. Nous
avons voulu compléter notre action par
la mise en place d’un dispositif d’ingénierie
financière ambitieux pour aider
les entreprises à investir et à bénéficier
d’une trésorerie adaptée à leurs besoins.
C’est la vocation du Fonds de Fonds
de 50 M€ abondé par la Région et par
l’Europe
que nous avons lancé en septembre
2017 pour soutenir d’une façon
inédite
, comme nous nous y étions engagés
en 2015, les moyennes, petites
et très petites entreprises de l’île
.

Ce sont ainsi plus de 62 M€ qui permettront
de financer 1000 TPE/PME
réunionnaises au cours des quatre prochaines
années.

La jeunesse réunionnaise figure parmi les 7 piliers. Quelles actions menez-vous en faveurs des jeunes Réunionnais ?

Notre stratégie de développement économique n’a réellement de sens que si, dans le même temps, nous participons à former les jeunes Réunionnais pour qu’ils puissent s’insérer durablement dans l’emploi.

La collectivité s’est assignée en ce sens
deux missions principales. La première
consiste à créer les conditions propices
à leur réussite. C’est tout l’objet des
constructions et des rénovations de lycées
que nous avons engagées. Les programmes
se poursuivent pour les deux
nouveaux lycées que nous construirons
dans l’Ouest et le Sud. Nous poursuivons
le plan de réhabilitation des lycées
initié en 2010 pour lequel nous mobilisons
350 M€.

Quelles ont été vos autres actions en faveur des jeunes ?

Le deuxième volet de notre politique a
pour but d’adapter les compétences aux
besoins des entreprises. Nous créons
ainsi chaque année de nouvelles filières
de formation et d’apprentissage
ciblées en fonction des chances de
débouchés
anticipées sur le marché du
travail.

La formation correspond au premier budget de fonctionnement de la collectivité. Nous lui consacrons chaque année plus de 100M€.

À ces actions pour la réussite des jeunes
s’ajoutent les différentes mesures
d’égalité des chances
que la collectivité
déploie à destination de l’ensemble
de la population réunionnaise. Je pense
notamment à la continuité territoriale,
au POP génération 3, au réseau wifi
régional WiRUN et au dispositif Cases
à Lire.

Vous évoquez la politique régionale pour l’égalité des chances. Que pouvez-vous nous dire quant à sa mise en œuvre à mi-mandat ?

La politique que la Région mène en
faveur de l’égalité des chances est
volontariste et ne relève pas de son
champ de compétence premier. Je
me permets de le rappeler, c’est une
vraie volonté portée par l’équipe.
Une
orientation délibérée que nous assumons
pleinement parce qu’elle répond à
de véritables besoins. C’est vrai pour le
Plan Ordinateur Portable qui a bénéficié
depuis 2010, à plus de 126 000 jeunes.
C’est vrai aussi pour le dispositif de la
continuité territoriale qui s’est traduit par
l’attribution de près de 400 000 aides au
cours des trois dernières années, permettant
aux Réunionnais de se déplacer.
Nous avons mis en place le dispositif
dans le sens métropole-Réunion en
2015
, c’est une satisfaction de répondre
à cette attente légitime.

Concernant les grands chantiers, à quelle étape en sommes-nous ?

Parmi les chantiers les plus visibles : celui
de la Nouvelle Route du Littoral. Un
chantier prioritaire qui répond avant
tout à un objectif de sécurisation des
déplacements des Réunionnais. Un
chantier qui avance, et chacun peut le
constater, à un rythme soutenu : d’ici
mars 2019, ce sont près de 10 km, sur
les 12,4 km que compte la Nouvelle
Route du Littoral, qui seront achevés.

D’autres projets sont d’ores et déjà lancés
 : celui du Pôle de Bois-Rouge et celui
de l’Écocité de Cambaie. Nous avons
par ailleurs contribué depuis 2016 à la
réhabilitation de 3000 logements et
validé 160 nouvelles opérations
dans
le cadre du Plan Régional de Relance.

La 2ème génération du PRR permet d’accompagner toutes les
communes de l’île dans leurs
projets d’équipements de
proximité pour les Réunionnais.

Le projet de transport guidé Run Rail
est, les Réunionnais l’ont vu, validé et
les études de faisabilité sont engagées.
L’échangeur de Duparc inauguré en septembre
est le point de départ du futur
Run Rail.

Vous évoquez souvent la nécessité que chaque acteur public joue son rôle. En quoi la Région joue-t-elle, selon vous, son rôle auprès des Réunionnais ?

La Région est aujourd’hui clairement
présente sur les champs de la structuration
du territoire, du soutien à l’activité
et de l’emploi. J’ajouterai une troisième
dimension primordiale pour laquelle je
demeure totalement impliqué et qui
est celle d’imprimer une dimension
durable à chacune de nos actions.

Parce que notre responsabilité consiste
aussi à anticiper l’avenir et l’héritage
que nous laisserons collectivement aux
générations futures. Nous continuerons
naturellement sur la voie de cette politique
volontariste à tous les niveaux en
2019 avec un volume d’engagement qui
sera maintenu pour chacun des volets de
notre action.

Retrouver plus de croissance, plus d’emploi, poursuivre les grands chantiers, améliorer durablement la situation des Réunionnais,
c’est l’objectif qui nous est assigné, aux élus comme aux équipes
administratives.

Car c’est évidemment ensemble que
nous trouvons et mettons en oeuvre les
réponses aux difficultés que connaîssent
les Réunionnais, et que nous parvenons,
jour après jour, à impulser sur notre territoire
un nouveau dynamisme économique
et social.








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